Le producteur hongrois de tomates et de poivrons Árpád-Agrár a commencé à travailler avec le Crop Controller de Blue Radix il y a un an. Bien qu’il ait fallu un certain temps pour mettre en œuvre et maîtriser pleinement le système, les résultats de la première saison sont positifs. Le producteur Ákos Magyar est impatient de profiter encore davantage du système de culture autonome au cours de la prochaine saison. Nous allons ici aborder son expérience et mettre en lumière le point de vue de János Lóczi, Président de Gremon Systems, qui explique comment son entreprise accompagne Árpád dans son parcours vers la culture autonome.
Ákos Magyar est expert en horticulture et en protection phytosanitaire chez Árpád. Travaillant dans l’entreprise depuis plus de 10 ans, il responsable d’une serre de 4 hectares, consacrée à la culture des tomates. Árpád cultive des tomates et des poivrons dans des serres de haute technologie, réparties sur 40 hectares. L’entreprise cultive en outre de jeunes plants sur 7 hectares. Située dans le sud de la Hongrie, Árpád est l’une des plus grandes entreprises maraîchères du pays. Au fil des ans, Árpád a investi dans de nouveaux projets, serres et technologies.
Une partie intégrante de nos activités
« J’ai commencé à travailler avec le Crop Controller il y a un an », explique Ákos. « J’ai été ravi d’apprendre que notre entreprise allait se doter d’un système de contrôle autonome. J’imaginais déjà pouvoir m’asseoir sur une chaise et regarder les plantes pousser », dit-il en souriant. « Je plaisante bien sûr, mais j’espérais avoir plus de temps à consacrer à d’autres activités au sein de l’entreprise. »
Il s’est vite rendu compte que pour que ce système de culture autonome réussisse, il fallait d’abord y investir du temps et de l’énergie. Depuis lors, il travaille en étroite collaboration avec Blue Radix et son partenaire stratégique Gremon. Il n’a cessé d’être en contact avec les experts des deux entreprises, comme Geert van der Wel, Consultant en serres autonomes chez Blue Radix, et János Lóczi, Président de Gremon Systems.
« L’outil Crop Controller nous apportera de nombreux avantages dans les années à venir et, lorsque tout sera en place, le système fonctionnera si bien qu’il fera partie intégrante de nos activités. Le processus d’apprentissage a pourtant été plus long que prévu. Il m’a fallu du temps pour faire entièrement confiance au système, car pendant 10 ans j’avais pris l’habitude de travailler différemment. »
Ákos n’est pas le seul producteur d’Árpád à avoir commencé à travailler avec le Crop Controller. « Nous l’avons mis en œuvre dans plusieurs serres, de sorte que mes collègues et moi-même avons pu partager nos expériences. Ne cultivant pas les mêmes variétés, les paramètres sont toutefois différents. » C’est pourquoi il a été très satisfait du soutien de Blue Radix. « Les connaissances et l’expérience de Geert van der Wel, Consultant en serres autonomes, ont été essentielles dès le départ », explique Ákos. « Il m’a aidé à définir tous les paramètres et il est toujours facile à joindre si j’ai des questions ou des préoccupations. Grâce à son aide, nous avons pu facilement déployer l’outil. » Cet accompagnement a pris la forme d’une aide pour définir les paramètres et configurer le Crop Controller, mais ce n’est pas tout. « Le fait de savoir que vous n’êtes pas seul vous rassure et vous donne le courage de faire de plus en plus confiance au système. »
Un bon rendement et une réduction de la consommation d’électricité
Au cours de l’année écoulée, certaines choses ont changé dans la façon de travailler d’Ákos. En ce qui concerne les résultats, Ákos parle d’un bon rendement pour la saison écoulée. « En outre, le Crop Controller a maintenu le climat à des températures un peu plus fraîches. De ce fait, la consommation d’eaux thermales souterraines, que nous utilisons pour notre système de chauffage, a diminué. Cela vaut également pour l’électricité. »
L’analyse réalisée par Blue Radix et Gremon montre que, dans la serre gérée de manière autonome, les paramètres n’ont été ajustés qu’une à deux fois par mois. Les résultats ont notamment fait apparaître une réduction de 16 % des besoins énergétiques dans la serre et un contrôle 15 % plus précis de la température sur 24 h.
Ákos est satisfait. « Je suis encore au stade où j’essaie de m’habituer vraiment au système et de tout comprendre, mais j’y arrive peu à peu. Je bénéficie également de la contribution de nos consultants agricoles. Mon objectif personnel pour la saison à venir serait d’intégrer leurs conseils à la stratégie de culture du Crop Controller. Cela permettrait d’harmoniser la collaboration. »
Une gestion plus précise
« L’intégration des données issues des prévisions météorologiques locales est un élément important du processus de fonctionnement du Crop Controller », explique Ákos. « Cela permet une meilleure gestion du climat, avec une précision accrue. J’ai également hâte d’utiliser le module d’irrigation au cours de la prochaine saison. L’irrigation en Hongrie connaît deux périodes critiques. L’une d’entre elles se situe juste après la plantation, en raison de la faible intensité lumineuse. Nous devons éteindre le chauffage, alors nous n’irriguons pas les cultures. Cela nous permet de maintenir l’équilibre génératif de la plante. La deuxième période critique se situe en été, lorsque les températures peuvent être très élevées. Par conséquent, si le module d’irrigation peut gérer ces deux périodes critiques, il s’agira pour nous d’une fonctionnalité supplémentaire importante. »
Ákos estime que la culture autonome restera une priorité essentielle pour l’entreprise dans les années à venir. « Comme nous le voyons actuellement partout dans le monde, l’intelligence artificielle est une priorité, de même que la culture autonome. Cela est particulièrement vrai dans notre région, dans laquelle il existe des tensions en termes de main-d’œuvre, mais je ne pense pas que nous puissions nous passer des connaissances humaines. Nous avons besoin d’un équilibre parfait entre l’humain et l’IA pour réussir à l’avenir. » Ákos s’attend à ce que l’expérience d’Árpád incite d’autres entreprises hongroises à se lancer dans la culture autonome. Son conseil : « Commencez dès maintenant à apprendre comment ça marche ! »
« Aider les producteurs à comprendre »
János Lóczi, Président de Gremon Systems en Hongrie. Depuis qu’Árpád a commencé à travailler avec le Crop Controller, János Lóczi permet aux équipes de mieux comprendre le fonctionnement du système, non seulement en servant d’interface entre Árpád et Blue Radix, mais aussi en aidant Ákos et ses collègues à maîtriser les différentes options de paramétrage.
« Chez Gremon Systems, nous nous concentrons sur les données primaires issues des cultures et sur l’intégration de divers types de capteurs. Nous avons développé un logiciel spécifique d’analyse des données. Nous recherchons les corrélations et nous aidons les producteurs à comprendre quels paramètres et types de données sont importants, ainsi que ce qu’il faut changer pour obtenir de meilleurs résultats. D’une certaine manière, nous sommes une entreprise qui se situe quelque part entre la culture traditionnelle et la culture autonome. En effet, même si vous disposez d’une solution autonome, la stratégie relève de votre responsabilité en tant que producteur », explique János.
Gremon Systems est un partenaire de Blue Radix. « Nous recommandons d’utiliser notre système comme composant matériel du module d’irrigation du Crop Controller, en raison de la grande qualité de notre matériel et des données. C’est ainsi qu’a débuté notre collaboration avec Árpád. Aujourd’hui, nous travaillons en étroite collaboration pour aider cette entreprise à obtenir les meilleurs résultats. »
Aucune autre alternative
János croit en la culture autonome. « Je n’ai aucun doute à ce sujet. Globalement, il existe un manque de connaissances et d’experts. Je pense que la culture autonome est la seule solution possible pour résoudre ce problème. Chez Árpád, la première année a été difficile, principalement parce que les équipes devaient apprendre à lui faire confiance. Cependant, au cours de la prochaine saison, je pense qu’elles utiliseront encore davantage tout le potentiel de l’outil en termes d’autonomie. »