
La culture autonome est devenue de plus en plus indispensable pour l'horticulture serricole. Les algorithmes et l'IA contrôlent les processus quotidiens. Mais comment apprendre à travailler avec les algorithmes, et quel est votre rôle en tant que producteur ? Laurens van der Spek, Chief Operations Officer, et Geert van der Wel, Autonomous Greenhouse Manager de Blue Radix, apportent leurs réponses. Ils y abordent l'évolution du rôle du producteur, et comment l'intelligence artificielle apporte la plus grande valeur lorsqu'elle est intelligemment combinée à un support personnalisé.
Pourquoi proposez-vous la culture autonome en tant que service ?
Laurens : « La culture autonome ne se limite pas à la mise en œuvre de logiciels intelligents ; elle exige également une approche et une manière de travailler différentes. En tant que producteur, vous passez, pour ainsi dire, de votre propre rythme à l'algorithme. Et cela nécessite un accompagnement de qualité. C'est pourquoi nous associons le Crop Controller au soutien d'un Autonomous Greenhouse Manager (AGM). Ces derniers possèdent une connaissance approfondie des processus de la serre et guideront les producteurs étape par étape vers un contrôle autonome grâce aux algorithmes et au « lâcher-prise ». Des années d'expérience dans l'utilisation d'algorithmes qui contrôlent les processus opérationnels en serre nous ont prouvé l'efficacité de cette méthode. »
Que comprend cet accompagnement ?
« Après la phase de démarrage, le client entre véritablement dans la phase opérationnelle où des modèles de calcul intelligents et des algorithmes contrôlent le climat de la serre 24h/24 et 7j/7 de manière autonome. Dans la pratique, on constate que cela demande souvent un temps d'adaptation aux producteurs. Cela peut parfois s'écarter de leurs propres habitudes de travail et de pensée, car le Crop Controller prédit et optimise proactivement le climat optimal toutes les cinq minutes. Le système peut traiter bien plus de données qu'un être humain et y réagir très rapidement. Si un problème est détecté, par exemple en raison d'un développement végétal anormal ou des prévisions météorologiques, notre système calculera immédiatement une voie différente pour atteindre le point optimal. Les producteurs réagiraient souvent plus tard. L'expérience montre que lorsque les producteurs constatent comment le Crop Controller suit continuellement la courbe de croissance de la stratégie choisie, ils abandonnent véritablement le contrôle manuel du climat. Et c'est pour cela que nous le faisons », déclare Geert.
Il poursuit : « Bien sûr, les algorithmes sont au cœur de notre approche et effectuent le travail principal. Je surveille la situation dans la serre en fonction de la stratégie de culture choisie. Je regarde par-dessus l'épaule du producteur, pour ainsi dire. Toutes les deux semaines, je discute des résultats et des progrès avec les clients. C'est à ce moment-là que nous examinons également les éventuelles améliorations supplémentaires des résultats en relation avec la stratégie du producteur. »
Quel est le rôle du producteur dans la culture autonome ?
« Les producteurs restent importants dans cette numérisation, mais leur rôle évolue clairement, c'est pourquoi nous offrons toujours un accompagnement de qualité », explique Laurens. « Le producteur détermine la stratégie de culture, et le Crop Controller la réalise en orientant les installations via l'ordinateur climatique en continu, 24 heures sur 24. Avec le contrôle climatique autonome, les producteurs sont plus actifs sur les plans tactique et stratégique, et moins sur le plan opérationnel. Par exemple, ils n'ont plus à s'asseoir devant leurs ordinateurs climatiques six fois par jour pour ajuster les réglages. La partie opérationnelle et chronophage de la gestion climatique est effectuée de manière autonome par le Crop Controller. Les producteurs peuvent désormais se concentrer davantage sur l'amélioration de la qualité de la stratégie de culture, et accorder plus d'attention à la mise à l'échelle et à l'innovation. »
Quelles sont les expériences actuelles des producteurs à travers le monde ?
Geert : « Nous contrôlons le climat des serres de manière autonome à l'échelle mondiale. J'ai constaté que l'accompagnement des producteurs exige toujours une approche personnalisée. Le niveau de connaissances, d'expérience et les contextes culturels varient souvent considérablement lorsqu'il s'agit de travailler avec la culture autonome. Cela conduit souvent à des situations instructives, par exemple lorsqu'un producteur moins expérimenté souhaite aller très vite, et que nous le ralentissons un peu pour qu'il examine d'abord sa stratégie. Mais nous adaptons toujours notre approche d'intégration et de coaching aux souhaits et à la situation du producteur concerné. En fin de compte, il s'agit d'une seule chose : soulager le producteur de ses charges opérationnelles quotidiennes et optimiser sa stratégie afin qu'il puisse gérer une plus grande superficie avec moins de temps et un rendement plus élevé. On n'y parvient pas en se contentant d'implémenter un outil ou un logiciel ; on y parvient en aidant le producteur à travailler avec des algorithmes intelligents et l'IA en tant que service personnalisé. »
Comment pouvons-nous aider votre entreprise à se développer ?
Souhaitez-vous savoir comment la culture autonome avec Crop Controller peut vous aider à relever les défis de votre serre ou avez-vous des questions ? N'hésitez pas et contactez-nous. Plus d'informations sur le Crop Controller ? Vous pouvez les trouver ici.